L’alcool en milieu professionnel: un sujet tabou Environ 5% des salarié-e-s sont dépendant-e-s à l’alcool. Dans leur entourage, les collègues éprouvent souvent un sentiment de désarroi, ils voudraient aider mais ne savent généralement pas comment. 30.08.2010
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Comment changer ses habitudes de consommation?
Permettre aux individus de réaliser où ils se situent. Accompagner, soutenir et aider
les personnes dans leur prise de responsabilités face à leur consommation, tels sont les
défis de la prévention, de la promotion de la santé et des centres de traitement en
alcoologie. La Croix-Bleue romande et ses faisceaux de Genève, Neuchâtel, Vaud et
Jura Bernois participent à ces efforts communs.
La
ligne téléphonique SOS alcool 0848 805 005 est à votre disposition pour répondre aux interrogations qui vous préoccupent que ce soit pour vous-même ou pour un proche.
Un
entretien avec un professionnel permet de
se situer et de trouvez des débuts de réponses aux questions comme: "Ma consommation est-elle sans risque ou problématique?" "Suis-je dépendant?" "Suis-je un gros consommateur?"
Il permet également de
fixer des objectifs personnels. Ceux-ci peuvent être multiples et propres à chaque personne. Il peut s'agir de: réduire sa consommation; sortir d'une dépendance; comprendre ce qui se passe lors des consommation excessives; participer ou commencer de nouvelles activités; créer des relations d'amitié; partager avec des personnes qui vivent ou ont vécu des situations semblables...
Les professionnels et bénévoles de la Croix-Bleue sont à votre écoute et à votre disposition dans les différents faisceaux et groupes régionaux. Groupes de partage, activités en commun (pétanque, tournois de cartes,
fanfare, activités créatrices, voile, ...) aident à se construire une
nouvelle vie. En savoir plus.
La dépendance (DSM-IV) est définie par la survenue simultanée d’au moins 3 parmi les 7 critères suivants:
►Tolérance accrue
►Symptômes de sevrage
►Perte de contrôle, incapacité d’arrêter
►Préoccupations liées à l’approvisionnement
►Désir persistant et infructueux de diminuer ou d’interrompre sa consommation
►Répercussions négatives de la consommation sur les loisirs et la vie sociale
►Consommation persistante malgré des problèmes de santé physique ou psychique
Dépendance physique:
►On peut parler de dépendance physique lorsque, quand l’individu ne consomme pas ou peu d’alcool, il y a des
symptômes de sevrage (symptômes de manque, par exemple: sueurs, tremblements). A ce moment-là, le corps a besoin d'alcool pour supprimer les symptômes de manque. Ce besoin disparaît après quelques jours de sevrage.
Source:
F.Kundig,
collaboratrice social de la Croix-Bleue vaudoise, intervenante en
dépendance (FORDD), présentation lors du congrès de la Croix-Bleue
vaudoise, avril 2008.
Dépendance psychique:
►Elle se situe au niveau d’une
pulsion, d’une
envie incontrôlable de consommer de l’alcool,
malgré la connaissance de ses effets négatifs
de la consommation et de la consommation excessive.
L’absorption d’alcool donne alors une sensation de plaisir ou évite un certain mal-être.
►La dépendance psychique s’installe généralement avant la dépendance physique. On ne peut pourtant pas dissocier ces deux notions et la frontière est très floue. La dépendance doit absolument être vue et traitée en prenant en compte ces deux aspects.
Sources:
F.Kundig, collaboratrice social de la Croix-Bleue vaudoise, intervenante en dépendance (FORDD), présentation lors du congrès de la Croix-Bleue vaudoise, avril 2008.
Diagnostic and statistical manual of mental disorders (DSM-IV-R). Fourth edition. Text revision. American psychiatric association, Washington, D.C., 2000
William Lowenstein,
De la toxicomanie à l'addiction, concepts d'hier et d'aujourd'hui, Science & Vie, Hors série, décembre 2001.
- Avant la consommation, accroissement d'une tension interne, d'une anxiété
- Soulagement ressenti lors de l'absorption
- Sentiment de perte de contrôle de soi pendant la consommation
- La privation entraîne des malaises physiques (sueurs, tremblements, crampes, perte d'appétit, insomnies), ainsi que des malaises psychiques (anxiété, irritabilité, angoisse, déprime).
Les chiffres de l’Enquête suisse sur les
comportements de santé des élèves (HBSC) réalisée en 2006 (Schmid et
al. 2007; en allemand) montrent que la part des adolescents qui
consomment de l’alcool chaque semaine, qui avait augmenté drastiquement
en 2002, a régressé: en 2006, 25.4% des garçons et 17.6% des filles
âgés de 15 ans consomment de l’alcool au moins une fois par semaine.
Cette part demeure néanmoins plus élevée qu’en 1998 et au cours des
années précédentes. Par rapport à 2002, le taux des adolescents qui ont
été ivres à plusieurs reprises au cours de leur vie a lui aussi
diminué, tout en restant plus important qu’en 1998 et précédemment: en
2006, 28.1% des garçons et 19.0% des filles de 15 ans ont déclaré
s’être enivrés au moins deux fois dans leur vie.
Oui, l’alcool peut être
bénéfique
pour la santé. Cet argument réjouit les amateurs de bons vins, de
bières, de spiritueux et de cocktails de toutes sortes. Mais attention, avant
la quarantaine, n’y comptez pas trop. Et au-delà d’une
consommation
modérée, votre corps héritera deseffets
néfastes
de l’alcool. Les bienfaits ne se manifesteront qu’à
certaines
conditions et dans certains cas seulement.
«La consommation modérée et régulière d’alcool a bel et bien un effet
protecteur contre les maladies cardiovasculaires».
C’est du moins ce qu’affirme
Éduc’alcool,
un organisme québécois composé de représentants de l'industrie des boissons
alcooliques et de certaines institutions parapubliques, dédié à la prévention
et à l'éducation face à la consommation d'alcool. L’organisme vient de publier
une brochure visant à faire le point sur les effets de la consommation modérée
et régulière d’alcool. Mais ses conclusions ne font pas l’unanimité.
En se basant principalement sur deux synthèses d’études1-2, le
document indique que prendre un à deux verres d’alcool par jour - vin, bière,
liqueur ou spiritueux - diminue le risque de troubles cardiovasculaires d’au
moins 30%. L’effet bénéfique de l’alcool serait observé à partir de la
quarantaine chez les hommes et à partir de la ménopause chez les femmes.
«C’est auprès des personnes âgées de 60ans et plus que l’effet
protecteur est le plus évident», soutient l’organisme. À la lumière des
études qu’il a scrutées, Educ’alcool attribue principalement cet effet à la
capacité de l’alcool à augmenter le taux de «bon cholestérol» (HDL)
dans le sang.
Éduc’alcool émet néanmoins d’importantes mises en garde, rappelant que
cesser de fumer, bien se nourrir et faire de l’exercice sont autant de moyens
susceptibles de réduire les risques de troubles cardiovasculaires, et qu’il
n’est pas obligatoire de boire pour les prévenir. Par ailleurs, une étude de
cohorte impliquant plus de 250000Américains conclut qu’il serait
erroné d’attribuer à l’alcool l’effet protecteur observé sur les troubles
cardiovasculaires3. Selon les chercheurs, cet effet proviendrait
bien plus des habitudes de vie générales des personnes qui boivent modérément
que de la consommation d’alcool elle-même. En effet, les personnes buvant
modérément bénéficieraient d’un meilleur statut socio-économique, auraient de
meilleures habitudes alimentaires et feraient davantage d’exercice que celles
qui boivent peu ou pas d’alcool (moins d’une fois par mois).
Plus encore, les chercheurs ont constaté que 90% des facteurs de
risque de troubles cardiovasculaires reliés aux conditions de vie générales
(facteurs démographiques, sociaux, environnementaux, accès aux soins de santé,
etc.) étaient significativement plus fréquents chez les personnes ne buvant pas
que chez celles qui prennent de un à deux verres d’alcool par jour.
À la lumière de cela, les auteurs de l’étude préviennent qu’on devrait être
très prudents quand vient le temps d’interpréter les résultats d’essais non
randomisés concluant à un effet préventif de l’alcool. Même son de cloche
provenant des auteurs d’une recherche anglaise menée auprès de
6544hommes en santé, sur une période de 20ans4.
Selon eux, la prudence s’impose lorsqu’il est question de fixer un seuil
acceptable d’alcool à consommer pour obtenir un effet protecteur contre les
maladies cardiaques.
1. Alberta
Alcohol and Drug Abuse Commission (2002),
Health Benefits and Risks of
Moderate Alcohol Consumption Policy Background Paper, Alberta (AADAC).
"Sur le plan épidémiologique, Skinner proposa en 1990 un modèle pyramidal du risque dans une population (...) occidentale: 10% non usage (abstinence), 65% usage (consommation sans risque), 20% consommation à risque et abus, et 5% dépendance [2]" [1]
Sources:
1. L'évaluation de la consommation d'alcool, N.Donzé et al., Caduceus Express, Organe de publication pour l'Institut Central des Hôpitaux Valaisans ICHV, Vol 9. n°1, janvier 2007
2. Spectrum of drinkers and intervention opportunities. H.A.Skinner, Can Med Ass J 143: 1054-1059; 1990
La consommation d'alcool est considérée comme à risque, ou problématique, lorsqu'elle correspond aux critères suivants:
Hommes de moins de 65 ans:
plus de 14 verres standards par semaine et/ou
plus de 4 verres par occasion
Femmes et hommes de 65 ans et plus:
plus de 7 verres standards par semaine et/ou
plus de 3 verres par occasion
Source Vade-mecum d’alcoologie. J-B Daeppen. Ed. Médecines & Hygiènes, 2003
C'est
aussi le fait de consommer de manière inappropriée à la situation, lorsque l'on va conduire un véhicule, faire du sport, lorsqu'une femme est enceinte.
La consommation excessive ponctuelle, autrement appelée ivresse ponctuelle est définie par la consommation en une occasion (soirée, dîner, jour de fête) de
4 verres ou plus pour les femmes et de 5 verres ou plus pour les hommes.
Globalement en Suisse,
14% des personnes ont une consommation excessive ponctuelle. Cette proportion se réduit avec l'âge mais "les taux obtenus en Suisse ne baissent pas aussi notablement au-delà de 25 ans que ceux des autres pays (…). Jusqu'à l'âge de 44 ans, la proportion de consommations excessives ponctuelles parmi la population reste relativement stable".1
Si la limite de 8 verres ou plus
pour les hommes et 6 verres ou plus
pour les femmes est utilisée, alors les études montrent que les
jeunes, sont plus particulièrement
concernés par ce mode de consommation.
La prévalence dans la population des
15-24 ans est de
275 000 hommes et de 129 000 femmes1 consommateurs ponctuellement excessifs.
Source:
1. Wicki & Gmel (2005). Rauschtrinken und chronisch risikoreicher Konsum: Konsistente Schätzung der Risikoverteilung in der Schweiz aufrund verschiedener Umgragen seit 1997.
Les modes de consommation des 15 à 74 ans en Suisse se répartissent comme suit:
14%
hommes et femmes ont une consommation excessive ponctuelle
3%
hommes et femmes cumulent les deux risques, soit une consommation chronique à risque, avec des excès ponctuels
2%
hommes et femmes ont une consommation chronique à risque
61%
hommes et femmes ont une consommation à faible risque
20%
hommes et femmes ne boivent pas ou pratiquement pas d'alcool
Source: Wicki & Gmel (2005). Rauschtrinken und chronisch risikoreicher Konsum: Konsistente Schätzung der Risikoverteilung in der Schweiz aufrund verschiedener Umgragen seit 1997.
Globalement en 2007,
14,2 % des hommes et
30,4 % des femmes sont
abstinents.1
Les hommes ont un taux d'abstinence entre 12 et 14%, exceptés chez les jeunes. En effet, chez les 15-24 ans, l'abstinence est plus importante et concerne 23% des hommes.2
Pour les femmes, les jeunes femmes de moins de 35 ans et les plus de 65 ans ont un taux d'abstinence de plus de 30%. Entre ces âges il varie entre 24 et 28%.2
On peut en déduire que le taux d'abstinence évolue relativement peu avec l'âge, que les femmes de tous âges adoptent, plus largement que les hommes, l'abstinence comme mode de consommation.
Consommation quotidienne.
Globalement en 2007,
22,2 % des hommes et
10 % des femmes ont une
consommation quotidienne.1
La consommation quotidienne augmente très clairement avec l'âge, pour les deux sexes.2
L'augmentation est régulière et passe de 0.6% à 18.3 % chez les femmes et de 3.2%à 43.9% chez leshommes.2
Cette consommation est-elle problématique?
Selon les statistiques de la santé, chez les femmes, 4,4% des consommations quotidiennes sont à risque (plus de deux verres quotidiens) et 7,1% chez les hommes (plus de quatre verres quotidiens).1
Autrement dit, environ 430000 personnes en Suisse ont une consommation chronique à risque.
Consommation excessive ponctuelle.
La définition de la consommation excessive ponctuelle ne fait pas encore l'unanimité au sein de la communauté scientifique.
Deux critères sont considérés, le nombre de verre consommés par occasion et la fréquence des consommations excessives.
Généralement l'ivresse ponctuelle est définie par la consommation de
4 verres pour les femmes et de 5 verres pour les hommes.
L'ivresse ponctuelle est considérée comme
problématique lorsqu'elle survient deux fois par mois ou plus. Une unique ivresse ponctuelle peut cependant avoir des conséquences négatives importantes (coma, violence, accident, relation sexuelle non voulue ou non protégée).
Globalement en Suisse,
14% des personnes ont une consommation excessive ponctuelle. Cette proportion se réduit avec l'âge mais "les taux obtenus en Suisse ne baissent pas aussi notablement au-delà de 25 ans que ceux des autres pays (…). Jusqu'à l'âge de 44 ans, la proportion de consommations excessives ponctuelles parmi la population reste relativement stable".3
Si la limite de 8 verres ou plus
pour les hommes et 6 verres ou plus
pour les femmes est utilisée, alors les études montrent que les
jeunes, sont plus particulièrement
concernés par ce mode de consommation. Chez les
15-24 ans,
il concerne 275'000 hommes et de 129'000 femmes3.
2. ISPA (2004) Chiffres calculés sur la base de l'Enquête suisse sur la santé 2002. Télécharger le graphique
3. Wicki & Gmel (2005). Rauschtrinken und chronisch risikoreicher Konsum: Konsistente Schätzung der Risikoverteilung in der Schweiz aufrund verschiedener Umgragen seit 1997. Télécharger le graphique
La question de la fréquence de la consommation d'alcool est importante, en voici quelques définitions:
Consommateur occasionnel: au moins une fois dans l'année, mais moins d'une fois par semaine,
Consommateur hebdomadaire: au moins une fois par semaine, mais pas tous les jours,
Consommateur régulier: au moins trois fois dans la semaine, mais pas tous les jours,
Consommateur quotidien: au moins un verre par jour durant les douze derniers mois
Source texte: publication Alcool - Trop c'est combien? 2006, OFSP (office fédéral de la santé publique) et ISPA (institut suisse de prévention de l'alcoolisme et autres toxicomanies).
Quant'aux modes de consommation, les définitions sont données selon les prises de risques associées (à court, moyen et long termes):
«Abstinence»:Pas
de consommation d'alcool. Des études montrent qu'environ 15% des
personnes en âge de consommer adoptent ce mode de consommation.
«Usage»: Consommation d'alcool basse, adapté à la situation, c'est-à-dire qu'elle n'entraîne pas de dommage pour soi et pour autrui.
«Abus»: consommation d'alcool de sorte à mettre en
danger le consommateur et ses proches. Ce mode se divise en trois
formes:
·
«Ivresse ponctuelle» : Consommation
très élevée mais périodique (comme par exemple chaque week-end). Cette
forme de consommation est la plus répandue chez les jeunes.
·
«Consommation d’alcool chronique»: Consommation élevée et régulière.
·
«Consommation d’alcool inadaptée à la situation»: Consommation
dans un contexte inadapté comme le travail, l’école, lors d’activités
sportives, de prise de médicament, lorsque l'on conduit ou pendant la
grossesse.
«Dépendance»:
Le mode de consommation est considéré comme relevant de la dépendance lorsque la personne :
· éprouve un désir irrépressible de boire,
. a de la difficulté à diminuer sa consommation,
. a besoin de plus en plus de verres pour être en état d'ébriété (tolérance),
· abandonne ses loisirs, activités et/ou relations pour aller boire,
· continue de prendre de l’alcool après avoir déjà rencontré des problèmes de santé liés à l'abus d'alcool,
· continue de prendre de l’alcool après avoir déjà
rencontré des problèmes au niveau de ses relations (famille, proches,
travail) liés à sa consommation d'alcool,
· ne se rend plus compte du nombre de verres absorbés,
· a des symptômes de manque lorsque sevré de l'alcool (sueurs, tremblements, ...).
Ces définitions sont notamment utilisées par l'OFSP (Office Fédéral de la Santé Publique).
Selon les recommandations de l'OMS (organisation mondiale de la santé)
une consommation ponctuelle excessive est de
4 verres pour les
femmes et de 5 verres pour les hommes.
Pour l'OMS, ce mode de consommation est considérée comme
problématique
lorsqu'elle survient deux fois par mois ou plus.
Une unique ivresse ponctuelle peut cependant avoir des
conséquences négatives
importantes (
violence, accident, relation sexuelle non voulue ou non
protégée, coma éthylique).
La consommation ponctuelle excessive est désignée par de nombreux termes:
Certaines études utilisent un seuil plus élevée, 8 verres pour les
hommes et 6 pour les femmes.
Mode de consommation d'alcool, qui vise l'atteinte de l'ivresse en peu de
temps.
Autrement dit
, le but est de
consommer pour
atteindre rapidement un état différent, l'ivresse.
L'alcool met 30 minutes à 1 heure pour passer dans le sang et donc se
répandre dans tout le corps. Ainsi,
en plus des risques des ivresses
excessives ponctuelles, le fait de boire beaucoup et rapidement est
problématique.
La personne est peut-être déjà intoxiquée gravement lorsqu'elle ressent
les premiers effets de l'alcool.
Elle ne peut revenir en arrière et ne peut répondre aux signaux
d'alerte que lui envoie son corps pour lui indiquer une
intoxication.
Maux de tête, vertiges, nausées, relâchement des muscles (pertes urinaires
voire plus), vomissements, grandes fatigues, perte de conscience, coma
éthylique peuvent ainsi s'enchaîner rapidement.
Un coma éthylique n'est pas anodin, il signifie notamment une perte
importante et définitive de cellules du cerveau, les effets étant en fonction
des zones touchées.
Ce qui est établi c'est que
tant l'ivresse ponctuelle excessive que la
biture express ont des conséquences plus importantes sur un organisme jeune et
pour les femmes.
En effet, le développement des organes n'est pas terminé à 16 ans. Ils sont
ainsi plus gravement atteints lors des épisodes d'ivresse. Fois, pancréas,
cerveau sont notamment concernés.
De même, le foie des femmes ainsi que leur
composition corporelle sont différents de ceux des hommes. Les effets de
l'alcool sont plus dommageables pour une femme.
L'alcoolisme n'est ni une faiblesse de caractère, ni un vice moral, mais le résultat d'une
relation particulière entre une personne et le produit alcool.
La personne alcoolique a
perdu la liberté de s'abstenir d'alcool, elle a perdu le contrôle sur sa consommation. Personne ne choisit d'être dépendant de l'alcool, mais chacun est responsable de son rétablissement.
Le
botellòn est une coutume espagnole qui consiste à se
réunir entre jeunes dans des lieux publics afin de consommer de
l'alcool, en l'occurrence souvent des mélanges alcool fort – sodas mixés dans
des bouteilles, le tout acheté et partagé en groupe.
Cette
pratique expose les jeunes à des risques multiples : comas éthyliques, accidents
(chutes, noyades, ...), accidents de la circulation, violence, relations
sexuelles non-protégées, etc.
Le botellòn est différent du
binge drinking (ou biture express) qui est un mode de consommation
qui consiste à s'abreuver d'alcool le plus rapidement possible.
L'alcoolémie indique la quantité d'alcool qui circule dans notre sang. Le taux d'alcoolémie se mesure en
grammes par litre de sang ou en
milligramme par 100 millilitres de sang.
Exemple: Lorsque une personne a un taux d'alcool à 0,5, cela signifie que la teneur en alcool de son sang est de 0,5 grammes par litre.
On dit également de cette personne qu'elle a 0,5 pour mille, autrement dit qu'elle a 50 milligrammes d'alcool pour 100 millilitres de sang.
La loi oblige les cafetiers-restaurateurs à respecter ces doses.
Les doseurs (embouts fixés sur les bouteilles) et parfois les
marques sur les verres et les récipients permettent aux serveurs de préparer les quantités exactes.
La
taille des verres standards du "bistrot" a été prévue pour que le consommateur puisse s'y retrouver et estimer son taux d'alcoolémie :
Ballon pour le vin
Chopine pour la bière
Verre longdrink ou coupes pour les cocktails
"Petit verre" pour les eaux-de-vie et alcools forts non mélangés
L'alcool est une substance qui induit, déjà avec de faibles quantités, une
intoxication au niveau du système nerveux central.
Au plan scientifique, la notion
d'ivresse est employée pour une consommation d'alcool excessive lors d'une même occasion (
4 verres et plus pour les femmes, 5 verres et plus pour les hommes), qui génère des atteintes physiques et psychiques, telles que diminution des facultés cognitives, de la concentration, de la perception visuelle et auditive ainsi que de la coordination des mouvements.
Même quand ces symptômes ne sont pas ressentis comme tels par l'individu, ils sont considérés au plan médical comme une ivresse et une intoxication"
Wicki & Gmel (2005). Rauschtrinken und chronisch risikoreicher Konsum: Konsistente Schätzung der Risikoverteilung in der Schweiz aufrund verschiedener Umgragen seit 1997,p.6.
La biture express ou binge drinking est un mode de consommation d'alcool, qui vise
l'atteinte de l'état d'ivresse en peu de temps (en général moins de 2 heures).
Selon l'OMS, la biture express est considérée comme
une consommation excessive ponctuelle, c'est-à-dire, de
4 verres pour les femmes et de 5 verres pour les hommes. Ce mode est considéré comme problématique lorsqu'il est utilisé à partir de deux fois par mois, mis à part les risques immédiats liés à la consommation excessive (accidents, violences, ...).
«L'abstinence»:Pas de consommation d'alcool. Des études montrent qu'environ 15% des personnes en âge de consommer adpotent ce mode de consommation.
«Le mode de consommation peu problématique»: Consommation d'alcool basse, adapté à la situation, c'est-à-dire qu'elle n'entraîne pas de domange pour soi et pour autrui.
«Le mode de consommation problématique»: Le terme «consommation problématique» est utilisé lorsque l’alcool met en danger le consommateur et ses proches. Ce mode se divise en trois formes:
·
«Ivresse ponctuelle» : Consommation très élevée mais périodique (comme par exemple chaque week-end). Cette forme de consommation est la plus répandue chez les jeunes.
·
«Consommation d’alcool chronique»: Consommation élevée et régulière.
·
«Consommation d’alcool inadaptée à la situation»: Consommation dans un milieu inadapté comme: le travail, l’école, lors d’activités sportives, de prise de médicament, lorsque l'on conduit ou pendant la grossesse, consommation des enfants (moins de 16 ans).
«Le mode de consommation dépendant»:
· Lorsque l’on éprouve un désir irrepressible de boire.
. Lorsqu’il nous est difficile (voire «impossible») de diminuer sa consommation.
. Lorsqu'il faut de plus en plus de verrres pour être en état d'ébriété.
· Lors d’abandon de loisirs, d'activités ou de relations pour aller boire.
· Lorsque l’on continue de prendre de l’alcool alors que l’on a déjà rencontré des problèmes de santé liés à cette dernière.
· Lorsque l’on continue de prendre de l’alcool alors que l’on a déjà rencontré des problèmes au niveau de ses relations (famille, proches, travail) à cause de cette dernière.
· Lorsqu’on ne se rend plus compte du nombre de verres absorbés.
Ces définitions sont notamment utilisées par l'OFSP (Office fédéral de santé plublique)