|

Limiter les horaires de ventes d'alcool
Par exemple instaurer des pauses de vente entre 4h et 10h pour les fêtard ou après 22h dans les magasins de vente à l'emporter.
Qu'en pensez-vous?
Notre avis:
Cet arrêt de vente est
positif, mais doit s'accompagner de mesures spécifiques.
La question des horaires pourrait être travaillée cependant:
- Le
matin, une pause de vente permet une période de sans alcool, indispensable pour la récupération de l'organisme.
- Le
soir dans les magasins de vente à l'emporter c'est surtout les jeunes qui se fournissent d'alcool, rarement pour une fondue improvisée. Respecter l'âge légal de vente est impératif, lorsque la vente est strictement interdicte, le contrôle d'identité n'est plus à faire, cela facilite le travail.
-
Limiter l'accès à l'alcool a un effet direct sur la consommation, cet effet ne se fait pourtant pas seul. Pour changer les comportements des
mesures éducatives et informatives doivent être prise pour permettre la
prise de conscience et la responsabilisation de chacun.
Dans la pratique cette mesure doit s'accompagner:
- d'une bonne
information des personnes, des
vendeurs et
serveurs professionnels, occasionnels ou bénévoles, qui auront à l'appliquer. Information sur les règles à appliquer mais aussi sur les raisons de l'établissement de ses règlements. En effet, il s'agit d'intégrer les règles à sa pratique quotidienne et l'efficacité est largement augmentée lorsque le sens des mesures est compris.
-d'un bonne
collaboration avec le responsable du débit de boisson qui devra désamorcer les éventuelles situations conflictuelles. De plus les services de sécurité qui doivent pouvoir être appelés en cas de problème.
- de
l'information du public. En amont par le biais de journaux internes, de flyers et lors des contacts avec les médias. Sur les lieux par des affichages visiblesetdes annonces orales.
Appliquer les lois et/ou comprendre et intégrer l'esprit de la loi
Pour que la loi soit appliquée des mesures de contrôle et de répression sont nécessaires cependant celles-ci ne sont pas suffisant s'il s'agit de faire comprendre l'esprit de la loi.
A mon sens,
l'esprit de la loi qui est la protection des mineurs, la prévention des violences dues à l'excès d'alcool et la prévention des problèmes de santé.
Pour que chacun prenne sa part de responsabilité dans la résolution de ces questions les lois sont des signaux clairs qui doivent être complétés par des mesures éducatives, informatives et de sensibilisation, au travers d'actions de proximité.
Que souhaite-on ?

D'autre part, il est intéressant également de se poser la question du besoin des personnes entre 22h et 10h. Souhaitent-elles se rencontrer? Avec ou sans alcool? Dans quels lieux? Privés, publics? Pour quelles activités? Peuvent-elles s'organiser entre elles, en ont-elle les moyens? Doit-on les aider à le faire, encadrer leurs activités avant, pendant, après? A quelles conditions? Souhaitent-elles d'autres choses? Doit-on, au niveau de la collectivité, entrer en matière sur leurs besoins ou en faire abstraction?
Autrement dit que souhaite-on
pour nos villes et nos villages entre 22h et 10h...
... la semaine, le week-end, régulièrement ou occasionnellement?
Points de vues parfois différents s'il s'agit d'où l'on vit ou si c'est chez notre voisin, points de vue différents en fonction de nos sensibilités, de notre âge ou de activités…
Le défi de toute société,
comment vivre ensemble égaux et différents ?
Images: aboutpixel.de/KurLaub©tax et aboutpixel.de/stein auf stein©bruno |