Nouvelles informations de l'OFSP L'Office fédéral de la santé publique a réédité deux fiches d'informations sur les problèmes de consommation d'alcool.11.03.2010
Les Energy drinks augmentent les risques liés à l'alcool Les boissons énergisantes, ou energy drinks, sont souvent associées à de l'alcool, en particulier lors en soirées. Or ce mélange diminue la perception de l'ivresse et majore les dangers, selon une récente étude américaine.08.03.2010
La vitesse et l'alcool tuent toujours en Suisse romande Le Bureau de prévention des accidents a présenté son rapport listant les disparités régionales. Sans grande surprise, les Romands ont des comportements plus dangereux que les Alémaniques.04.03.2010
Qu'est-ce que l'alcool? Quand l'alcool devient-il problématique?Comment savoir si j'ai un problème d'alcool? Que faire en cas de dépendance?
Autant de questions fondamentales auxquelles ces pages vont essayer de fournir des éléments de réponse.
Ces pages sont là pour vous
informer sur l'alcool et ses
risques. Etre prévenu desdangers permet de mieux évaluer lesrisques et d'initier une activité
réflexive
sur sa propre consommation. Face à la consommation d'alcool, être à
l'écoute de soi-même et de ses propres limitesapparaissent commedeux
choses primordiales.Le programme Alcochoix +vousest également
proposécomme moyende lutter contre votre problème dedépendance.
Alcochoix + s'adresse à vous qui buvez
entre 14 et 48 consommations d'alcool par semaine, qui êtes préoccupé
par les conséquences associées à votre consommation et qui désirez
modifier vos habitudes.
On estime qu’environ 75% des
personnes qui consomment une certaine quantité
d’alcool présentent, dans les heures qui suivent, au moins deux des
symptômes de la veisalgie (terme médical pour la
gueule de bois). En fait, la consommation d’environ 1,5g d’alcool
par kg de poids corporel (de 3 à 5 consommations pour une
personne de 60kg;
de 5 à 6 pour une personne de 80kg) conduit presque
invariablement à une veisalgie plus ou moins prononcée.
Les
symptômes de la
veisalgie surviennent plusieurs heures après la
consommation d’alcool, au moment où le
taux d’alcool dans le sang approche
de la valeur «0». Les symptômes les plus communs sont le mal de
tête, les nausées, la diarrhée, une perte de l’appétit, des tremblements et de
la fatigue.
La veisalgie est
aussi fréquemment accompagnée de tachycardie (emballement du rythme cardiaque),
d’orthostasie (chute de la tension artérielle au moment où l’on se lève), de
déficiences cognitives et de confusion visuelle et spatiale. Bien qu’il n’y ait
plus d’
alcool dans son sang, la personne souffrant de veisalgie a
véritablement les facultés affaiblies sur les plans physique et psychique.
Que
se passe-t-il dans l’organisme?
La digestion et l’élimination de
l’alcool
L’alcool
est transformé par le foie en divers composés chimiques dont l’aldéhyde
éthylique ou acétaldéhyde, une substance qui peut notamment causer des nausées,
des vomissements, des sueurs, etc., lorsque l’organisme en est saturé. Il peut
s’écouler jusqu’à 24heures pour que le corps transforme l’acétaldéhyde en
acétate, une substance aux effets nettement moins désagréables.
La digestion de
l’alcool exige un énorme effort de la part du foie. Lorsqu’il est au maximum de
sa forme, le foie peut éliminer environ 35ml d’alcool éthylique pur en
une heure, ce qui équivaut à environ une bière, un verre de vin ou 50ml
de vodka. Il vaut donc mieux ne pas lui donner davantage de travail en
absorbant des aliments trop riches en matières grasses. Voilà pourquoi il n’est
pas sage, non plus, de prendre davantage d’alcool pour faire passer la gueule
de bois. Ce serait entrer dans un cercle vicieux duquel il serait difficile de
sortir sans dégâts.
Durant
l’intoxication alcoolique et la veisalgie qui s’ensuit, l’organisme subit une
acidose,
c’est-à-dire que le corps a plus de mal que d’habitude à maintenir l’équilibre
acide/base nécessaire à son intégrité. D’où les conseils visant à éviter de
consommer des boissons ou des aliments acidifiants (jus d’orange, viandes,
etc.) et de choisir des hydrates de carbone, plutôt alcalinisants (pain,
craquelins, etc.). Notez que la caféine et l’acide acétylsalicylique (Aspirine®
ou générique) sont acidifiants.
La déshydratation
Tandis
qu’il peine à digérer l’alcool, l’organisme souffre de
déshydratation.
D’où la recommandation de boire beaucoup d’eau lors de la consommation d’alcool
et dans les heures qui suivent. Il convient également, pour contrer les effets
de la
déshydratation, de prendre des sels minéraux (jus de tomate ou de
légumes, bouillon salé, etc.) afin de remplacer les électrolytes perdus et de
rétablir l’équilibre au plus vite. Il est utile, par ailleurs, de signaler que
la caféine cause également la déshydratation, ce qui a pour effet d’accroître
la détresse physiologique.
Facteurs
aggravant la gueule de bois
La couleur de l’alcool
Diverses
autres substances, nommées congénères, entrent dans la composition des boissons
alcooliques. Certaines d’entre elles peuvent contribuer aux divers symptômes
associés à la gueule de bois. Or, ces substances sont plus nombreuses dans les
boissons alcooliques colorées (vin rouge, cognac, whisky, rhum ambré ou brun,
etc.) que dans celles qui sont claires (vin blanc, vodka, genièvre, rhum blanc,
etc.).
Bruit et lumière
Passer
de longs moments dans un endroit enfumé, bruyant et sous un éclairage
clignotant ou scintillant peut aggraver les symptômes de la gueule de bois qui
suit une fête.
Les dix trucs pour éviter la gueule
de bois ou pour en atténuer les symptômes
·
Avant une fête
bien arrosée, mangez des aliments riches en matières grasses. Le gras des
aliments ralentirait l'absorption de l'alcool et protégerait les tissus du tube
digestif contre l'inflammation causée par les acides qui sont produits lors de
la digestion de l'alcool.
Tâchez de boire aussi lentement que possible
tout au long de la fête; limitez-vous à une consommation alcoolique par
heure.
Gardez près de vous un verre d’eau pour étancher
votre soif. Prenez de l’eau, du jus ou une boisson non alcoolique entre
chaque verre d’alcool.
Prenez des pauses pour manger un peu: des
hydrates de carbone et du sucre, notamment.
Évitez par contre de consommer des aliments trop
salés.
Évitez de mélanger différents types de boissons
alcooliques; il vaudrait mieux vous en tenir à un seul type de boisson tout
au long de la fête.
Choisissez le vin blanc plutôt que le rouge, les
alcools blancs (vodka, genièvre, rhum blanc, etc.) plutôt que ceux qui
sont colorés (cognac, whisky, rhum ambré ou brun, etc.).
Évitez les boissons alcooliques pétillantes et
les cocktails qui renferment du soda ou une boisson gazeuse. Les petites
bulles accélèrent les effets de l’alcool.
Évitez de passer plusieurs heures d’affilée dans
un endroit enfumé, bruyant et où il y a un éclairage clignotant ou
scintillant.
Prenez un ou deux grands verres d’eau avant
d’aller vous coucher.
Et
sinon, voici ce que vous pouvez faire
Boire
·
Beaucoup d’eau,
même si vous n’en avez pas envie.
Du jus, mais évitez les jus très acides, comme
le jus d’orange. Essayez aussi une tisane à la menthe, au gingembre ou à
la camomille.
Du jus de tomate ou de légumes mélangés. Ils
renferment des sels minéraux qui vous feront du bien.
Manger
·
Prenez du
bouillon salé, pas trop gras (de boeuf, de poulet, de légumes), même si vous
n’avez pas faim. Faites l’effort d’en prendre, au moins un peu à la fois, aussi
souvent que possible.
Quelques craquelins ou un peu de pain grillé.
Du miel ou du sirop d’érable; tartinez-en vos
craquelins, mettez-en dans votre tisane ou avalez-le à la cuillère.
Un oeuf poché, un aliment qui se digère très
facilement, dès que vous vous en sentez capable.
Prendre
·
De l’ibuprofène,
pour soulager votre mal de tête.
Dormir
·
Tamisez les
lumières et fuyez le bruit.
·
Reposez-vous et
dormez tant que vous le pouvez; vous travaillerez demain, lorsque votre foie aura
fini de digérer l’alcool.
À éviter !
·
L’alcool. Le
soulagement, s’il survient, ne sera que passager et vous risquez de vous
engager sur une pente savonneuse.
Les boissons et les aliments très acides.
Les aliments riches en matières grasses.
Le café et le thé ou réduisez sérieusement votre
consommation. Évitez aussi tout ce qui renferme de la caféine, comme les
boissons au cola, le chocolat ou certaines préparations pharmaceutiques
vendues pour combattre la gueule de bois qui contiennent souvent de la caféine.
L’acide acétylsalicylique (Aspirine®
ou un générique) qui irrite l’estomac et l’acétaminophène (Tylénol®,
Atasol® ou un générique) qui solliciterait trop votre foie déjà
bien occupé. Si vous êtes tenté par un des produits pharmaceutiques
destinés à contrer la gueule de bois, lisez bien l’étiquette:
plusieurs renferment, contre toute attente, de l’acide acétylsalicylique.
Les somnifères qui ne font définitivement pas
bon ménage avec l’alcool.
Les chiffres de l’Enquête suisse sur les
comportements de santé des élèves (HBSC) réalisée en 2006 (Schmid et
al. 2007; en allemand) montrent que la part des adolescents qui
consomment de l’alcool chaque semaine, qui avait augmenté drastiquement
en 2002, a régressé: en 2006, 25.4% des garçons et 17.6% des filles
âgés de 15 ans consomment de l’alcool au moins une fois par semaine.
Cette part demeure néanmoins plus élevée qu’en 1998 et au cours des
années précédentes. Par rapport à 2002, le taux des adolescents qui ont
été ivres à plusieurs reprises au cours de leur vie a lui aussi
diminué, tout en restant plus important qu’en 1998 et précédemment: en
2006, 28.1% des garçons et 19.0% des filles de 15 ans ont déclaré
s’être enivrés au moins deux fois dans leur vie.
Oui, l’alcool peut être
bénéfique
pour la santé. Cet argument réjouit les amateurs de bons vins, de
bières, de spiritueux et de cocktails de toutes sortes. Mais attention, avant
la quarantaine, n’y comptez pas trop. Et au-delà d’une
consommation
modérée, votre corps héritera deseffets
néfastes
de l’alcool. Les bienfaits ne se manifesteront qu’à
certaines
conditions et dans certains cas seulement.
«La consommation modérée et régulière d’alcool a bel et bien un effet
protecteur contre les maladies cardiovasculaires».
C’est du moins ce qu’affirme
Éduc’alcool,
un organisme québécois composé de représentants de l'industrie des boissons
alcooliques et de certaines institutions parapubliques, dédié à la prévention
et à l'éducation face à la consommation d'alcool. L’organisme vient de publier
une brochure visant à faire le point sur les effets de la consommation modérée
et régulière d’alcool. Mais ses conclusions ne font pas l’unanimité.
En se basant principalement sur deux synthèses d’études1-2, le
document indique que prendre un à deux verres d’alcool par jour - vin, bière,
liqueur ou spiritueux - diminue le risque de troubles cardiovasculaires d’au
moins 30%. L’effet bénéfique de l’alcool serait observé à partir de la
quarantaine chez les hommes et à partir de la ménopause chez les femmes.
«C’est auprès des personnes âgées de 60ans et plus que l’effet
protecteur est le plus évident», soutient l’organisme. À la lumière des
études qu’il a scrutées, Educ’alcool attribue principalement cet effet à la
capacité de l’alcool à augmenter le taux de «bon cholestérol» (HDL)
dans le sang.
Éduc’alcool émet néanmoins d’importantes mises en garde, rappelant que
cesser de fumer, bien se nourrir et faire de l’exercice sont autant de moyens
susceptibles de réduire les risques de troubles cardiovasculaires, et qu’il
n’est pas obligatoire de boire pour les prévenir. Par ailleurs, une étude de
cohorte impliquant plus de 250000Américains conclut qu’il serait
erroné d’attribuer à l’alcool l’effet protecteur observé sur les troubles
cardiovasculaires3. Selon les chercheurs, cet effet proviendrait
bien plus des habitudes de vie générales des personnes qui boivent modérément
que de la consommation d’alcool elle-même. En effet, les personnes buvant
modérément bénéficieraient d’un meilleur statut socio-économique, auraient de
meilleures habitudes alimentaires et feraient davantage d’exercice que celles
qui boivent peu ou pas d’alcool (moins d’une fois par mois).
Plus encore, les chercheurs ont constaté que 90% des facteurs de
risque de troubles cardiovasculaires reliés aux conditions de vie générales
(facteurs démographiques, sociaux, environnementaux, accès aux soins de santé,
etc.) étaient significativement plus fréquents chez les personnes ne buvant pas
que chez celles qui prennent de un à deux verres d’alcool par jour.
À la lumière de cela, les auteurs de l’étude préviennent qu’on devrait être
très prudents quand vient le temps d’interpréter les résultats d’essais non
randomisés concluant à un effet préventif de l’alcool. Même son de cloche
provenant des auteurs d’une recherche anglaise menée auprès de
6544hommes en santé, sur une période de 20ans4.
Selon eux, la prudence s’impose lorsqu’il est question de fixer un seuil
acceptable d’alcool à consommer pour obtenir un effet protecteur contre les
maladies cardiaques.
1. Alberta
Alcohol and Drug Abuse Commission (2002),
Health Benefits and Risks of
Moderate Alcohol Consumption Policy Background Paper, Alberta (AADAC).
L'alcoolisme n'est ni une faiblesse de caractère, ni un vice moral, mais le résultat d'une
relation particulière entre une personne et le produit alcool.
La personne alcoolique a
perdu la liberté de s'abstenir d'alcool, elle a perdu le contrôle sur sa consommation. Personne ne choisit d'être dépendant de l'alcool, mais chacun est responsable de son rétablissement.
Selon les recommandations de l'OMS (organisation mondiale de la santé)
une consommation ponctuelle excessive est de
4 verres pour les
femmes et de 5 verres pour les hommes.
Pour l'OMS, ce mode de consommation est considérée comme
problématique
lorsqu'elle survient deux fois par mois ou plus.
Une unique ivresse ponctuelle peut cependant avoir des
conséquences négatives
importantes (
violence, accident, relation sexuelle non voulue ou non
protégée, coma éthylique).
La consommation ponctuelle excessive est désignée par de nombreux termes:
Certaines études utilisent un seuil plus élevée, 8 verres pour les
hommes et 6 pour les femmes.
Mode de consommation d'alcool, qui vise l'atteinte de l'ivresse en peu de
temps.
Autrement dit
, le but est de
consommer pour
atteindre rapidement un état différent, l'ivresse.
L'alcool met 30 minutes à 1 heure pour passer dans le sang et donc se
répandre dans tout le corps. Ainsi,
en plus des risques des ivresses
excessives ponctuelles, le fait de boire beaucoup et rapidement est
problématique.
La personne est peut-être déjà intoxiquée gravement lorsqu'elle ressent
les premiers effets de l'alcool.
Elle ne peut revenir en arrière et ne peut répondre aux signaux
d'alerte que lui envoie son corps pour lui indiquer une
intoxication.
Maux de tête, vertiges, nausées, relâchement des muscles (pertes urinaires
voire plus), vomissements, grandes fatigues, perte de conscience, coma
éthylique peuvent ainsi s'enchaîner rapidement.
Un coma éthylique n'est pas anodin, il signifie notamment une perte
importante et définitive de cellules du cerveau, les effets étant en fonction
des zones touchées.
Ce qui est établi c'est que
tant l'ivresse ponctuelle excessive que la
biture express ont des conséquences plus importantes sur un organisme jeune et
pour les femmes.
En effet, le développement des organes n'est pas terminé à 16 ans. Ils sont
ainsi plus gravement atteints lors des épisodes d'ivresse. Fois, pancréas,
cerveau sont notamment concernés.
De même, le foie des femmes ainsi que leur
composition corporelle sont différents de ceux des hommes. Les effets de
l'alcool sont plus dommageables pour une femme.
Il y a plusieurs lois relatives à la publicité pour
l'alcool, avec des dispositions spécifiques concernant les mineurs. En voici un
bref descriptif des lois principales. Pour en savoir plus, cliquez sur les
liens.
1La publicité pour les boissons distillées,
qu’elle soit faite par le texte, l’image ou le son, ne doit contenir que des
indications ou des représentations ayant directement trait au produit et à ses
propriétés.
2Il est interdit de procéder à des
comparaisons de prix et de promettre des cadeaux ou d’autres avantages.
3La
publicité pour les boissons distillées est interdite:
a. à la radio et à la télévision;
b. dans et sur les bâtiments ou parties de bâtiments
destinés à des usages publics et sur l’aire qui en dépend;
c. dans et sur les installations et véhicules des transports
publics;
d. sur les places de sport ainsi que lors de manifestations
sportives;
e. lors de manifestations auxquelles participent surtout des
enfants et des adolescents ou qui sont organisées principalement pour eux;
f. dans les commerces ou établissements qui vendent des
médicaments ou dont l’activité consiste principalement à sauvegarder la santé;
g. sur les emballages et les objets usuels qui ne contiennent
pas de boissons distillées ou n’ont aucun rapport avec elles.
4Il est interdit d’organiser des concours qui
servent de publicité pour des boissons distillées ou qui impliquent
l’acquisition ou la distribution de telles boissons.
b. les boissons alcoolisées régies par la loi fédérale du 21
juin 1932 sur l’alcool1; la
publicité pour les autres boissons alcoolisées, qu’elle soit faite par le
texte, l’image ou le son, ne doit contenir que des indications ou des
représentations ayant directement trait au produit et à ses propriétés; le
Conseil fédéral édicte d’autres dispositions visant à protéger la santé et la
jeunesse;
c. toutes les boissons alcoolisées dans les programmes de
télévision des diffuseurs nationaux et étrangers, dans la mesure où ces
programmes sont diffusés en Suisse à l’échelon national ou régional-linguistique
et s’adressent spécifiquement au public suisse;
4Est
interdite toute publicité qui:
c. encourage des comportements préjudiciables à la santé, à
l’environnement ou à la sécurité personnelle.
5Le Conseil fédéral peut interdire d’autres
messages publicitaires aux fins de protéger la santé et la jeunesse.
1La publicité qui s’adresse aux mineurs ou dans laquelle
apparaissent des mineurs ne doit pas exploiter leur manque d’expérience ni
porter atteinte à leur développement physique et psychique. Le Conseil fédéral
édicte les dispositions d’exécution.
Nous avons appris par ailleurs récemment que les chaînes de télévisions
Suisse, SSR et privée pourront certainement diffuser des publicités sur la
bière et le vin. Cette décision est grandement influencée par l’ouverture des
médias européens à cette source financière et est largement critiquée par les
milieux de la prévention et de la protection de la jeunesse. Pour en
savoir plus, cliquez ici.
Le
botellòn est une coutume espagnole qui consiste à se
réunir entre jeunes dans des lieux publics afin de consommer de
l'alcool, en l'occurrence souvent des mélanges alcool fort – sodas mixés dans
des bouteilles, le tout acheté et partagé en groupe.
Cette
pratique expose les jeunes à des risques multiples : comas éthyliques, accidents
(chutes, noyades, ...), accidents de la circulation, violence, relations
sexuelles non-protégées, etc.
Le botellòn est différent du
binge drinking (ou biture express) qui est un mode de consommation
qui consiste à s'abreuver d'alcool le plus rapidement possible.
A poids égal ainsi qu'à quantité égale d'alcool ingurgité, on observe en effet un taux d'alcoolémie plus élevé chez les filles. Il y a donc une
assimilation différentiée de l'alcool par l'organisme entre les garçons et les filles.
Cependant, cette affirmation ne signifie pas pour autant que les garçons peuvent se permettre de boire plus. Les statistiques indiquent en effet un pourcentage nettement plus élevé de garçons impliqués dans des accidents de la route:
17 garçons pour 1 fille!
L'important n'est pas tant de savoir qui supporte le mieux l'alcool que de pouvoir apprécier chacun individuellement les risques impliqués par sa propre consommation d'alcool.
Depuis 2005, le taux d'alcoolémie maximal autorisé
en Suisse est de
0,5 pour mille. Cette nouvelle loi durcit le taux d'alcoolémie anciennement accepté qui s'élevait à 0,8 pour mille.
La plupart des pays européens ont établi le taux d'alcoolémie maximal à 0,5 pour mille. Des pays comme la Norvège ou la Suède sont très stricts avec un
0,2 pour mille toléré ainsi qu'un prix de l'alcool très élevé.
D'autres pays comme la Grande-Bretagne et l'Irlande sont plus souples et ont gardé le 0,8 pour mille.
Le non-respect du taux d'alcoolémie toléré peut entraîner différent types de sanctions pouvant aller du
retrait de permis à une
incarcération sans oublier les amendes salées.
L'alcoolémie indique la quantité d'alcool qui circule dans notre sang. Le taux d'alcoolémie se mesure en
grammes par litre de sang ou en
milligramme par 100 millilitres de sang.
Exemple: Lorsque une personne a un taux d'alcool à 0,5, cela signifie que la teneur en alcool de son sang est de 0,5 grammes par litre.
On dit également de cette personne qu'elle a 0,5 pour mille, autrement dit qu'elle a 50 milligrammes d'alcool pour 100 millilitres de sang.
S'y prendre
assez tôt avec les démarches administratives, par exemple pour constituer un dossier sécurité ou signer une charte comme celle de RaidBlue.
Nous avons réfléchi à la prévention dès le départ de l'organisation, mais réglé cette question qu'à quelques semaines de la fin alors que nous aurions pu
le faire dans une période moins stressante!
L'alcool est un produit de consommation "légal" qui fait partie de la culture de notre pays.
L'alcool est omniprésent au niveau des média, de la publicité et du sponsoring.
"Tout" ou presque indique que c'est un produit de consommation ordinaire.
Pourtant, l'alcool est une substance psychoactive, toxique, qui peut avoir des conséquences négatives importantes pour le consommateur et son entourage suivant le mode de consommation. Les problématiques de tolérance et de sevrage similaires aux drogues comme la cocaïne ou l'héroïne, par exemple, indiquent qu'il s'agit effectivement d'une drogue.
"Sur le plan épidémiologique, Skinner proposa en 1990 un modèle pyramidal du risque dans une population (...) occidentale: 10% non usage (abstinence), 65% usage (consommation sans risque), 20% consommation à risque et abus, et 5% dépendance [2]" [1]
Sources:
1. L'évaluation de la consommation d'alcool, N.Donzé et al., Caduceus Express, Organe de publication pour l'Institut Central des Hôpitaux Valaisans ICHV, Vol 9. n°1, janvier 2007
2. Spectrum of drinkers and intervention opportunities. H.A.Skinner, Can Med Ass J 143: 1054-1059; 1990
Fête privée, avec collecte, ouverte ou accessible au public
Fête privée
Une fête est
privée lorsque toutes les personnes présentes ont été
invitées personnellement par les organisateurs, que la fête se déroule dans un
local privé
et que tous les
coûts de la soirée sont à la charge des organisateurs.
Dans ce cas, les lois à respecter concernent le bruit (son, horaires, voie publique), la lumière (laser) et la sécurité des personnes. L'ordonnance fédérale
son et laser (OSLa) ainsi que les règlements communaux, notamment de police, s'appliquent notamment pour le bruit. Renseignez-vous auprès des autorités communales. Si de l'alcool est présent, les lois à respecter sont inscrites dans les codes civil et pénal suisses.
Les organisateurs sont responsables du bon déroulement de la fête.
Fête avec collecte ou entrée
Si une partie des frais de la soirée est à la charge des participants (finance d'entrée, collecte préalable ou sur place,...), la fête
est
soumise à autorisation.
Les lois à respecter sont celles des manifestations privées plus celles qui concernent les collectes et les entrées. Lorsque les lois cantonales ne le précisent pas, ce sont les lois communales, notamment le règlement de police, qui le font.
Si la collecte ou l'entrée sont destinées à financer tout ou partie des boissons, alors la fête est soumise aux lois cantonales concernant les débits de boissons, en effet, celles-ci s'appliquent à toute
consommation de boissons contre rémunération,
même lorsque celle-ci est indirecte. Une
patente temporaire doit être demandée, en fonction des cantons, auprès des autorités communales, de la police communale ou la préfecture.
Fête ouverte ou accessible au public
Si toutes les personnes n'ont pas été invitées personnellement par les organisateurs, alors c'est une fête
"ouverte ou accessible au public"
qui est
soumise à autorisation, qu'elle soit payante ou non, que de l'alcool y soit vendu ou non. Les règles à respecter sont identiques à celles qui concernent les fêtes privées plus celles qui concernent les manifestations publiques. Notamment pour la mise à disposition de boissons alcoolisées ou non, la protection de la jeunesse, la fréquentation et la publicité.
Manifestation publique
Les fêtes qui sont destinées au public sont soumises aux mêmes lois que les fêtes privées ainsi qu'aux lois qui concernent les manifestations publiques. Des autorisations doivent être accordées par les autorités communales et cantonales en fonction de la taille de la manifestation, de son contenu et des surfaces utilisées. Des patentes temporaires ou permanentes doivent être demandées, selon les cantons et les communes à l'exécutif communal, à la police communale ou à la préfecture.
Les règlements communaux, notamment le règlement de police, vous renseigneront sur les responsabilités des organisateurs de réunions et de fête. Pour plus de détails, renseignez-vous auprès de votre commune.
En règle générale les devoirs d'un organisateur de fête sont:
- de
renseigner les autorités sur ce qui va se passer: dates, horaires, lieux, programme, nom des responsables, nombre de personnes attendues, besoins en espace pour les parkings.
- de
garantir le bon déroulement de la fête (sécurité, bruit, protection des mineurs, dégâts, ...)
- d'appliquer les
lois auxquelles ils sont soumis et les éventuelles conditions demandées par les autorités qui leur ont délivré les autorisations.
Qui est responsable en cas de problème?
En cas de problème, les organisateurs et éventuellement le chef de famille en cas d'organisation par des mineurs pourraient être mis en cause. Extraits du code civil et code pénal suisse.
La justice examinera si les organisateurs ont respecté les lois auxquelles ils sont soumis et s'ils ont demandé les autorisations nécessaires.
Autrement dit, mettez tous les atouts de votre côté pour que tout se passe bien et soit en règle. Des exemples sont mis en ligne sur ce site. Vous souhaitez partager votre expérience d'organisateur, c'est avec plaisir que nous publions vos comptes-rendus et vos conseils, contactez-nous. Laissez-vos questions dans les commentaires. Nous sommes également à votre disposition pour vous aider, ici.
Les personnes mineurs (moins de 18 ans) qui n'ont pas terminé leur scolarité obligatoire ou qui ont moins de 15 ans ou 16 ans révolus, selon les cantons, sont soumis aux lois cantonales ou aux règlement communaux qui précisent les heures de sorties et les lieux qu'ils peuvent fréquenter.
En règle générale ces lois et règlements indiquent que
ces mineurs ne sont pas autorisées à "sortir" (utiliser la voie publique) seules après 22h, parfois ils y sont autorisés s'ils sont en possession d'une
autorisation écrite des parents ou s'ils sont accompagnés d'un adulte à qui la responsabilité a été confiée.
Des dérogations peuvent être accordées sous certaines conditions lors de la demande d'autorisation. Les organisateurs sont dans l'obligation de renseigner correctement et entièrement les autorités à ce sujet lors des demandes d'autorisation.
Des conditions plus sévères sont
appliquées pour la fréquentation de lieux où de l'alcool est présent
(établissements publics et fêtes).
Fêtes où de l'alcool est présent et établissements publics
En règle générale les mineurs de moins de 16 ans ne peuvent fréquenter les établissements et les fêtes soumises à autorisation que s'ils sont en possession d'une autorisation parentale ou s'ils sont sous la responsabilité d'un adulte à qui l'autorité a été confiée. Les restrictions d'horaires, les limites d'âge et les conditions sont variables
selon les cantons.
Conseils aux parents - lettre de l'ISPA n°4 à commander ici
Ci-dessous, les extraits des lois cantonales.
A noter que les fêtes soumises à autorisation sont assimilées aux établissements publics.
Dans le canton de
Vaud:
Les enfants de moins de 12 ans révolus n'ont accès aux établissements que s'ils sont accompagnés d'un adulte. Toutefois dès l'âge de 10 ans révolus, les enfants peuvent avoir accès aux établissements jusqu'à 18 heures, s'ils sont en possession d'une autorisation parentale. Les mineurs âgés de 12 à 16 ans révolus non accompagnés d'un adulte, mais en possession d'une autorisation parentale, peuvent fréquenter les établissements et fêtes sous patente temporaire jusqu'à 20h.
Dans le canton de
Genève:
Les mineurs de moins de 16 ans ne peuvent être admis après 24h que s'ils sont accompagnés d'une personne adulte ayant autorité sur eux.
Dans le canton du
Jura:
L'accès à un établissement est interdit aux mineurs en scolarité obligatoire non accompagné d'un adulte responsable de leur comportement. L'interdiction ne s'applique pas jusqu'à 21 heures aux établissement liés à une installation sportive et aux établissement ne servant pas de boissons alcooliques.
Il est interdit au tenancier de recevoir de tels clients ou d'héberger de tels hôtes.
Dans le canton de
Fribourg:
Les mineurs âgés de moins de 15 ans révolus n’ont accès à un établissement public au bénéfice d’une patente, y compris temporaire, que s’ils sont accompagnés d’un adulte auquel ils sont confiés. L’exploitant est responsable de l’observation de ces limites d’âge.
Lorsque les circonstances le justifient, notamment lorsqu’une manifestation est organisée dans un établissement public spécialement à l’intention d’adolescents, le préfet peut abaisser ou même supprimer les limites d’âge fixées aux alinéas 1 et 2 et, au besoin, assortir sa décision de conditions et de charges. A l’inverse, lors d’événements particuliers, il est habilité à élever cette limite.
Dans le canton de
Berne:
Les jeunes de moins de 16 ans ne peuvent être servis après 21.00 heures ou hébergés que si la personne responsable peut supposer qu'ils sont autorisés par leur représentant légal ou leur représentante légale à fréquenter l'établissement.
Dans le canton du
Valais:
A partir de 18 heures, les jeunes de moins de 12 ans n'ont accès aux locaux et emplacements qu'accompagnés de leur représentant légal ou d'un tiers majeur habilité par le représentant légal.
A partir de 22 heures, les jeunes de moins de 16 ans n'ont accès aux locaux et emplacements qu'accompagnés de leur représentant légal ou d'un tiers majeur habilité par le représentant légal.
Dans le canton de
Neuchâtel:
La loi cantonale n'interdit pas aux mineurs de moins de 16 ans de fréquenter les établissements publics et lieux soumis à patente temporaire. Par contre, il est interdit au titulaire d'une patente d'autoriser ses hôtes à consommer dans son établissement ou ses dépendances des boissons alcooliques qu'ils ont apportées avec eux, s'il n'a pas le droit de les éditer personnellement en vertu de la patente qui lui a été délivrée.
Il est également interdit au titulaire d'une patente de servir dans son établissement, même indirectement, des boissons alcooliques aux mineurs qui sont âgés de moins de 16 ans révolus et qui ne sont pas accompagnés de leur représentant légal ou d'une personne âgée de plus de vingt ans révolus à qui leur garde a été confiée.
L'alcool de consommation (alcool "buvable") est une molécule chimique dont la formule est C2H6O.
Une molécule d'alcool contient donc 2 atomes de Carbone (C), 6 atomes d'hydrogène (H) et un atome d'oxygène (O).
1 gramme d'alcool contient 7 calories = 29 kJ d'énergie. C'est une "bombe à calorie".
Un verre standard d'alcool, autrement dit le verre "classique" du restaurant ou du café, contient toujours 10 grammes d'alcool.
L'alcool est obtenu essentiellement par fermentation de jus (vin, bière, cidre). Il peut ensuite être concentré par
distillation(eaux-de-vie, alcool forts, vermouth, digestifs, ...).
L'alcool qui est consommé contient entre 0,5% et presque 100% d'alcool. L'alcool n'ayant pas de propriétés gustatives lui-même, rares sont les boissons dépassant 60% du volume en alcool (quelques eaux-de-vie ou "alcools forts").
Les boissons dites sans alcool (en particulier thés, infusions, cafés, jus, sirops, limonades) peuvent contenir de l'alcool, en Suisse moins de 0,5% du volume [1] (en France moins de 1,2%).
Source: [1] Ordonnance du DFI sur les boissons sans alcool.
Permettre aux individus de réaliser où ils se situent. Accompagner, soutenir et aider
les personnes dans leur prise de responsabilités face à leur consommation, tels sont les
défis de la prévention, de la promotion de la santé et des centres de traitement en
alcoologie. La Croix-Bleue romande et ses faisceaux de Genève, Neuchâtel, Vaud et
Jura Bernois participent à ces efforts communs.
La
ligne téléphonique SOS alcool 0848 805 005 est à votre disposition pour répondre aux interrogations qui vous préoccupent que ce soit pour vous-même ou pour un proche.
Un
entretien avec un professionnel permet de
se situer et de trouvez des débuts de réponses aux questions comme: "Ma consommation est-elle sans risque ou problématique?" "Suis-je dépendant?" "Suis-je un gros consommateur?"
Il permet également de
fixer des objectifs personnels. Ceux-ci peuvent être multiples et propres à chaque personne. Il peut s'agir de: réduire sa consommation; sortir d'une dépendance; comprendre ce qui se passe lors des consommation excessives; participer ou commencer de nouvelles activités; créer des relations d'amitié; partager avec des personnes qui vivent ou ont vécu des situations semblables...
Les professionnels et bénévoles de la Croix-Bleue sont à votre écoute et à votre disposition dans les différents faisceaux et groupes régionaux. Groupes de partage, activités en commun (pétanque, tournois de cartes,
fanfare, activités créatrices, voile, ...) aident à se construire une
nouvelle vie. En savoir plus.
La consommation d'alcool est considérée comme à risque, ou problématique, lorsqu'elle correspond aux critères suivants:
Hommes de moins de 65 ans:
plus de 14 verres standards par semaine et/ou
plus de 4 verres par occasion
Femmes et hommes de 65 ans et plus:
plus de 7 verres standards par semaine et/ou
plus de 3 verres par occasion
Source Vade-mecum d’alcoologie. J-B Daeppen. Ed. Médecines & Hygiènes, 2003
C'est
aussi le fait de consommer de manière inappropriée à la situation, lorsque l'on va conduire un véhicule, faire du sport, lorsqu'une femme est enceinte.
La loi oblige les cafetiers-restaurateurs à respecter ces doses.
Les doseurs (embouts fixés sur les bouteilles) et parfois les
marques sur les verres et les récipients permettent aux serveurs de préparer les quantités exactes.
La
taille des verres standards du "bistrot" a été prévue pour que le consommateur puisse s'y retrouver et estimer son taux d'alcoolémie :
Ballon pour le vin
Chopine pour la bière
Verre longdrink ou coupes pour les cocktails
"Petit verre" pour les eaux-de-vie et alcools forts non mélangés
L’abus d'alcool (DSM-IV) est l’usage inadapté de l’alcool, caractérisé par au moins une des manifestations suivantes:
1.Utilisation répétée d’alcool conduisant à l’incapacité de remplir des obligations majeures, au travail, à l’école ou à la maison.
2.Utilisation répétée d’alcool dans des situations où cela peut être physiquement dangereux
3.Problèmes judiciaires répétés liés à l’alcool
4.Consommation d’alcool malgré des problèmes relationnels ou sociaux, persistants ou récurrents, causés ou exacerbés par les effets de l’alcool
Sources:
F.Kundig, collaboratrice social de la Croix-Bleue vaudoise, intervenante en dépendance (FORDD), présentation lors du congrès de la Croix-Bleue vaudoise, avril 2008.
Diagnostic and statistical manual of mental disorders (DSM-IV-R). Fourth edition. Text revision. American psychiatric association, Washington, D.C., 2000
La dépendance (DSM-IV) est définie par la survenue simultanée d’au moins 3 parmi les 7 critères suivants:
►Tolérance accrue
►Symptômes de sevrage
►Perte de contrôle, incapacité d’arrêter
►Préoccupations liées à l’approvisionnement
►Désir persistant et infructueux de diminuer ou d’interrompre sa consommation
►Répercussions négatives de la consommation sur les loisirs et la vie sociale
►Consommation persistante malgré des problèmes de santé physique ou psychique
Dépendance physique:
►On peut parler de dépendance physique lorsque, quand l’individu ne consomme pas ou peu d’alcool, il y a des
symptômes de sevrage (symptômes de manque, par exemple: sueurs, tremblements). A ce moment-là, le corps a besoin d'alcool pour supprimer les symptômes de manque. Ce besoin disparaît après quelques jours de sevrage.
Source:
F.Kundig,
collaboratrice social de la Croix-Bleue vaudoise, intervenante en
dépendance (FORDD), présentation lors du congrès de la Croix-Bleue
vaudoise, avril 2008.
Dépendance psychique:
►Elle se situe au niveau d’une
pulsion, d’une
envie incontrôlable de consommer de l’alcool,
malgré la connaissance de ses effets négatifs
de la consommation et de la consommation excessive.
L’absorption d’alcool donne alors une sensation de plaisir ou évite un certain mal-être.
►La dépendance psychique s’installe généralement avant la dépendance physique. On ne peut pourtant pas dissocier ces deux notions et la frontière est très floue. La dépendance doit absolument être vue et traitée en prenant en compte ces deux aspects.
Sources:
F.Kundig, collaboratrice social de la Croix-Bleue vaudoise, intervenante en dépendance (FORDD), présentation lors du congrès de la Croix-Bleue vaudoise, avril 2008.
Diagnostic and statistical manual of mental disorders (DSM-IV-R). Fourth edition. Text revision. American psychiatric association, Washington, D.C., 2000
William Lowenstein,
De la toxicomanie à l'addiction, concepts d'hier et d'aujourd'hui, Science & Vie, Hors série, décembre 2001.
Comment faire lorsqu'on est un consommateur à risque pour ne pas devenir dépendant?
Le programme alcochoix+ correspond peut-être à vos besoins.
La Croix-Bleue vaudoise propose un nouveau programme "Alcochoix+". Ce programme canadien a été adapté pour la Suisse romande par une commission du GREA (Groupement Romand d'étude des addictions). Alcochoix+ est un programme qui vise à redonner aux gens la capacité de choisir où, quand, avec qui et quelles quantités d’alcool ils consomment. Il s’adresse à ceux qui s’inquiètent des conséquences associées à leur consommation d’alcool et qui désirent modifier leurs habitudes sans pour autant se définir comme dépendants.
Cette méthode ne s’adresse ainsi pas aux personnes qui souffrent de dépendance physique à l’alcool. A titre indicatif cette méthode s’adresse à des consommateurs qui se trouvent dans une fourchette de 14 à 48 consommations par semaine. Alcochoix peut aussi aider des consommateurs qui peuvent s'abstenir pendant longtemps de consommer, mais une fois qu'ils commencent à boire, ils boivent beaucoup, et continuent plus longtemps que les autres, parfois même jusqu'à deux ou trois jours.
Alcochoix+ est un programme de prévention et de réduction des risques permettant de limiter
les conséquences négatives d’une consommation abusive d’alcool et également de prévenir le développement de la dépendance à l’alcool.
F.Kündig, P.-Y. Cherpillod et D.Müller, collaborateurs à la Croix-Bleue vaudoise, sont formés pour proposer le programme aux personnes qui en auraient besoin. Pour plus de renseignements contacter le secteur social, au 021 633 44 32, courriel.
"Plus de
2100 personnes sont décédées des suites d'un abus d'alcool à l'année de référence" [1998].
Les
maladies de l'appareil digestif - en particulier la pancréatite et la cirrhose du foie- dont à l'origine de 40% des décès, les
accidents de la route, les
chutes et les
suicides étant les autres causes importantes.
Source: Le coût social de l'abus d'alcool en suisse, C. Jeanrenaud et al., Institut de recherches économiques et régionales (IRER), Université de Neuchâtel, 2003.
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Intoxication, coma éthylique, accidents, violence verbale et physique, relations sexuelles non voulues ou non protégées, sont les conséquences à court terme.
Une part de ces conséquencesont des effets uniquement sur le
consommateur. Parfois ces conséquences sont lourdes pour la santé et
pour l'avenir… parfois elles sont couplées à des conséquences
financières qu'il s'agira de payer toute sa vie.
Mais s'il l'on regarde de plus près,
les conséquences sont également importantes pour les personnes qui ont à supporter ces excès:
Vomissements qu'il s'agit de nettoyer.
Violences verbales et physiques, dont les conséquences physiques et psychiques pèsent sur les victimes.
Dommages matériels et physiques subi lors
d'accidents de la route.
Les brigandages et
détérioration de biens qu'il s'agit de réparer ou remplacer.
Stress, culpabilité, angoisse, panique en
constatant qu'une personne n'a plus de réflexes, qu'elle dans le coma,
qu'il s'agit de l'emmener à l'hôpital et qu'elle risque la mort.
Maladie sexuellement transmissible (MST), grossesse non désirée, viol
Pour éviter ces conséquences négatives:
Certaines personnes (25% de la population environ)
ne consomment pas d'alcool et les raisons invoquées sont multiples :
ne pas aimer le goût ou les effets de l'alcool,
pour préserver sasanté,
maladie et/ou prise de médicaments,
par solidarité avec des personnes qui ne consomment pas,
grossesse,
nécessité de prendre le volant,
pour ne pas revivre les difficultés liées à une dépendance déjà vécue,
pour raisons professionnelles,
parce que la religion nous l'interdit,
pour garder et développer ses capacités musculaires et sportives,
....
Certaines personnes (plus de 50% de la population) ont une
consommation à faible risque, c'est à dire qui ne porte pas préjudice à leur santé ni à celle des autres. Comment font-elles lors des sorties?
La consommation excessive ponctuelle, autrement appelée ivresse ponctuelle est définie par la consommation en une occasion (soirée, dîner, jour de fête) de
4 verres ou plus pour les femmes et de 5 verres ou plus pour les hommes.
Globalement en Suisse,
14% des personnes ont une consommation excessive ponctuelle. Cette proportion se réduit avec l'âge mais "les taux obtenus en Suisse ne baissent pas aussi notablement au-delà de 25 ans que ceux des autres pays (…). Jusqu'à l'âge de 44 ans, la proportion de consommations excessives ponctuelles parmi la population reste relativement stable".1
Si la limite de 8 verres ou plus
pour les hommes et 6 verres ou plus
pour les femmes est utilisée, alors les études montrent que les
jeunes, sont plus particulièrement
concernés par ce mode de consommation.
La prévalence dans la population des
15-24 ans est de
275 000 hommes et de 129 000 femmes1 consommateurs ponctuellement excessifs.
Source:
1. Wicki & Gmel (2005). Rauschtrinken und chronisch risikoreicher Konsum: Konsistente Schätzung der Risikoverteilung in der Schweiz aufrund verschiedener Umgragen seit 1997.
Le coût social de l'abus d'alcool est estimé à
6,5 milliards.
Cette estimation englobe l'ensemble des dommages provoqués par la consommation excessive d'alcool.
Il comprend les coûts supportés par les consommateurs à risques atteints dans leur
santé (en particulier coûts médicaux), la
souffrance humaine des familles et les
coûts à la charge de la collectivité).
Ainsi, en Suisse, en 1998:
Les coûts directs ont été estimés à 726.4 mio de francs (Fr. 726'400'000.-)
Les coûts indirects ont été estimés à 1463.3 mio de francs (Fr. 1'463'300'000.-)
Les coûts humains ont été estimés à 4288.7 mio de francs (Fr. 4'288'700'000.-)
Concernant les
coûts humains, l'estimation n'a tenu compte
que des personnes répondant aux stricts critères de la
dépendance alcoolique selon la classification internationale des maladies (CIM 10).
Les
coûts associés aux effets sur la vie familiale, sociale et professionnelle
del'usage nocif sans syndrome de dépendance (consommation abusive ponctuelle, binge drinking ou biture express) n'ont
pas été évalués par manque de données disponibles.
Les frais de prévention et de recherche (coûts des politiques publiques) ne sont pas inclus.
Source: Le coût social de l'abus d'alcool en suisse, C. Jeanrenaud et al., Institut de recherches économiques et régionales (IRER), Université de Neuchâtel, 2003.
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- Avant la consommation, accroissement d'une tension interne, d'une anxiété
- Soulagement ressenti lors de l'absorption
- Sentiment de perte de contrôle de soi pendant la consommation
- La privation entraîne des malaises physiques (sueurs, tremblements, crampes, perte d'appétit, insomnies), ainsi que des malaises psychiques (anxiété, irritabilité, angoisse, déprime).
Pourquoi certaines personnes ont une consommation contrôlée, peu problématique, alors que d'autres passent à une consommation répétée, excessive ou incontrôlée (consommation problématique ou dépendance)?
3 facteurs explicatifs:
Une vulnérabilité physique: certains personnes ont une sécrétion d'hormones plus élevée que la moyenne, ce qui peut accélérer leur processus de dépendance
Une fragilité due à des situations d'anxiété ou de stress, un chagrin, un mal-être
L'influence du comportement que nos proches, parents et amis, ont avec l'alcool (consommation raisonnable ou excessive)
Les modes de consommation des 15 à 74 ans en Suisse se répartissent comme suit:
14%
hommes et femmes ont une consommation excessive ponctuelle
3%
hommes et femmes cumulent les deux risques, soit une consommation chronique à risque, avec des excès ponctuels
2%
hommes et femmes ont une consommation chronique à risque
61%
hommes et femmes ont une consommation à faible risque
20%
hommes et femmes ne boivent pas ou pratiquement pas d'alcool
Source: Wicki & Gmel (2005). Rauschtrinken und chronisch risikoreicher Konsum: Konsistente Schätzung der Risikoverteilung in der Schweiz aufrund verschiedener Umgragen seit 1997.
Globalement en 2007,
14,2 % des hommes et
30,4 % des femmes sont
abstinents.1
Les hommes ont un taux d'abstinence entre 12 et 14%, exceptés chez les jeunes. En effet, chez les 15-24 ans, l'abstinence est plus importante et concerne 23% des hommes.2
Pour les femmes, les jeunes femmes de moins de 35 ans et les plus de 65 ans ont un taux d'abstinence de plus de 30%. Entre ces âges il varie entre 24 et 28%.2
On peut en déduire que le taux d'abstinence évolue relativement peu avec l'âge, que les femmes de tous âges adoptent, plus largement que les hommes, l'abstinence comme mode de consommation.
Consommation quotidienne.
Globalement en 2007,
22,2 % des hommes et
10 % des femmes ont une
consommation quotidienne.1
La consommation quotidienne augmente très clairement avec l'âge, pour les deux sexes.2
L'augmentation est régulière et passe de 0.6% à 18.3 % chez les femmes et de 3.2%à 43.9% chez leshommes.2
Cette consommation est-elle problématique?
Selon les statistiques de la santé, chez les femmes, 4,4% des consommations quotidiennes sont à risque (plus de deux verres quotidiens) et 7,1% chez les hommes (plus de quatre verres quotidiens).1
Autrement dit, environ 430000 personnes en Suisse ont une consommation chronique à risque.
Consommation excessive ponctuelle.
La définition de la consommation excessive ponctuelle ne fait pas encore l'unanimité au sein de la communauté scientifique.
Deux critères sont considérés, le nombre de verre consommés par occasion et la fréquence des consommations excessives.
Généralement l'ivresse ponctuelle est définie par la consommation de
4 verres pour les femmes et de 5 verres pour les hommes.
L'ivresse ponctuelle est considérée comme
problématique lorsqu'elle survient deux fois par mois ou plus. Une unique ivresse ponctuelle peut cependant avoir des conséquences négatives importantes (coma, violence, accident, relation sexuelle non voulue ou non protégée).
Globalement en Suisse,
14% des personnes ont une consommation excessive ponctuelle. Cette proportion se réduit avec l'âge mais "les taux obtenus en Suisse ne baissent pas aussi notablement au-delà de 25 ans que ceux des autres pays (…). Jusqu'à l'âge de 44 ans, la proportion de consommations excessives ponctuelles parmi la population reste relativement stable".3
Si la limite de 8 verres ou plus
pour les hommes et 6 verres ou plus
pour les femmes est utilisée, alors les études montrent que les
jeunes, sont plus particulièrement
concernés par ce mode de consommation. Chez les
15-24 ans,
il concerne 275'000 hommes et de 129'000 femmes3.
2. ISPA (2004) Chiffres calculés sur la base de l'Enquête suisse sur la santé 2002. Télécharger le graphique
3. Wicki & Gmel (2005). Rauschtrinken und chronisch risikoreicher Konsum: Konsistente Schätzung der Risikoverteilung in der Schweiz aufrund verschiedener Umgragen seit 1997. Télécharger le graphique
L'alcool est une substance qui induit, déjà avec de faibles quantités, une
intoxication au niveau du système nerveux central.
Au plan scientifique, la notion
d'ivresse est employée pour une consommation d'alcool excessive lors d'une même occasion (
4 verres et plus pour les femmes, 5 verres et plus pour les hommes), qui génère des atteintes physiques et psychiques, telles que diminution des facultés cognitives, de la concentration, de la perception visuelle et auditive ainsi que de la coordination des mouvements.
Même quand ces symptômes ne sont pas ressentis comme tels par l'individu, ils sont considérés au plan médical comme une ivresse et une intoxication"
Wicki & Gmel (2005). Rauschtrinken und chronisch risikoreicher Konsum: Konsistente Schätzung der Risikoverteilung in der Schweiz aufrund verschiedener Umgragen seit 1997,p.6.
La biture express ou binge drinking est un mode de consommation d'alcool, qui vise
l'atteinte de l'état d'ivresse en peu de temps (en général moins de 2 heures).
Selon l'OMS, la biture express est considérée comme
une consommation excessive ponctuelle, c'est-à-dire, de
4 verres pour les femmes et de 5 verres pour les hommes. Ce mode est considéré comme problématique lorsqu'il est utilisé à partir de deux fois par mois, mis à part les risques immédiats liés à la consommation excessive (accidents, violences, ...).
L'alcool est fabriqué à partir de jus sucré (eau + sucre). Ce jus peut provenir d'un fruit (pommes pour le cidre, raisins pour le vin, cerises pour le kirsh,… ou d'une ou plusieurs céréales (orge pour la bière, …).
Le jus sucré est envahi par des levures, qui se trouvent sous forme de spores à la surface des fruits ou dans l'air ambiant. Ces levures "germent" lorsqu'elles rencontrent un milieu favorable, eau + sucre + chaleur.
Les levures transforment le sucre en alcool selon la réaction chimique suivante:
C6H12O6
Glucose
(un sucre)
—›
(est transformé en)
2C2H6O
Ethanol
(alcool buvable)
+
2CO2
Gaz carbonique
Cette réaction s'appelle la fermentation. L'éthanol produit reste dans le jus et celui-ci devient alcoolisé. Le gaz carbonique reste à l'intérieur du liquide si le récipient est fermé ou s'échappe du liquide si le récipient est ouvert. Le sucre diminue peu à peu, parfois il est complètement transformé par les levures, il n'en reste donc plus dans le liquide.
L'alcool est un produit désinfectant, autrement dit passé une certaine concentration (12-14 degrés d'alcool), il deviendra poison pour les levures qui l'ont produit. La fermentation s'arrêtera naturellement. C'est pourquoi les alcool fermentés (cidre, vin, bière) contiennent des taux d'alcool uniquement jusqu'à cette concentration. Pour obtenir un taux d'alcool supérieur, le jus fermenté est distillé. Les alcools distillés sont aussi communément appelés "alcools forts".
Levures, formules, noms de composés chimiques…difficile de s'y retrouver? Nous sommes à votre disposition pour répondre à vos questions. Laissez-nous un commentaire, nous y répondrons ou contactez-nous.
Les levures se trouvent naturellement sous forme de spores
dans l'air ambiant et sur les pelures des fruits. C'est pourquoi certains jus de fruit laissés à l'air ambiant vont "fermenter".
Cependant, comme pour tout procédé industriel, des souches de levures ont également été sélectionnées. On peut imaginer les sélectionner pour une température particulière, pour une fermentation plus rapide ou plus lente, … Certaines industries produisant de l'alcool de grande consommation ont sélectionné des levures afin d'obtenir un produit qui soit toujours quasiment identique.
Les levures sont également
utilisées pour faire des pâtes levées (pain, gâteau levé,…). Dans ce cas ce n'est pas l'alcool qui intéresse l'utilisateur mais la production de gaz carbonique. Lui aussi est un déchet produit par les levures qui se nourrissent de sucres (dans ce cas l'amidon des céréales). Les levures utilisées en boulangerie sont de la même famille que celles utilisées pour la fabrication de l'alcool mais elles ont été sélectionnées pour des propriétés différentes.
Une particularité de ces levures, c'est qu'elles peuvent créer de l'alcool, mais que celui-ci va ensuite les tuer. En effet, pour vivre les levures utilisent les sucres qu'elles trouvent notamment dans les fruits ou les céréales:
le sucre est un aliment qui leur permet d'obtenir de l'énergie. La réaction chimique qui leur permet de récupérer l'énergie contenue
dans le sucre
produit des déchets que sont l'alcool et le gaz
carbonique.
Comme le gaz carbonique va s'échapper du récipient, il est alors
dangereux pour l'homme car il n'a pas d'odeur et l'oxygène sera peu à
peu remplacé par le gaz. Afin de remédier à ce problème, les
personnes qui travaillent dans des locaux où du jus est en fermentation
peuvent par exemple utiliser une bougie: le feu, pour brûler à
également besoin d'oxygène, ainsi si elle s'éteint, c'est qu'il s'agit de
sortir au plus vite du local car l'oxygène manque.
Lorsque le récipient est fermé, le gaz reste à l'intérieur.
Certaines boissons sont ainsi gazeuses de manière naturelle (certains
champagnes ou bières). Cependant la plupart des boissons alcoolisées
gazeuses sont gazéifiées de manière artificielle par ajout de gaz
carbonique.
L'inscription permet d'utiliser toujours le même pseudo pour réagir. Elle nous permet de répondre directement aux demandes. www.raidblue.ch garantit la confidentialité des informations.
- d'obtenir un
permis temporaire auprès des autorités compétentes (commune, canton, police en fonction du lieu de la manifestation). Ce permis autorise la vente de boissons alcooliques à consommer sur place,
- d'offrir un
choix de trois boissons sans alcool de type différent au moins, à un prix inférieur, à quantité égale, à celui de la boisson alcoolique la moins chère,
- d'afficher de manière visible et claire, les âges seuils de remise d'alcool.
Concernant la
vente d'alcool, la loi interdit:
- la vente d'alcool aux jeunes de moins de 16 ans.
- la vente d'alcool distillé aux jeunes de moins de 18 ans.
- la vente d'alcool aux personnes en état d'ébriété.
Concernant la
publicité:
La loi interdit toute publicité pour les boissons contenant de l’alcool qui s’adresse spécialement aux jeunes de moins de 18 ans:
- sur les supports publicitaires remis aux jeunes à titre gratuit tels que T-shirts, casquettes, fanions, ballons de plage;
- lorsqu’elle consiste à distribuer gratuitement aux jeunes des boissons contenant de l’alcool;
- lors de manifestations culturelles, sportives ou autres, principalement fréquentées par les jeunes.
La question de la fréquence de la consommation d'alcool est importante, en voici quelques définitions:
Consommateur occasionnel: au moins une fois dans l'année, mais moins d'une fois par semaine,
Consommateur hebdomadaire: au moins une fois par semaine, mais pas tous les jours,
Consommateur régulier: au moins trois fois dans la semaine, mais pas tous les jours,
Consommateur quotidien: au moins un verre par jour durant les douze derniers mois
Source texte: publication Alcool - Trop c'est combien? 2006, OFSP (office fédéral de la santé publique) et ISPA (institut suisse de prévention de l'alcoolisme et autres toxicomanies).
Quant'aux modes de consommation, les définitions sont données selon les prises de risques associées (à court, moyen et long termes):
«Abstinence»:Pas
de consommation d'alcool. Des études montrent qu'environ 15% des
personnes en âge de consommer adoptent ce mode de consommation.
«Usage»: Consommation d'alcool basse, adapté à la situation, c'est-à-dire qu'elle n'entraîne pas de dommage pour soi et pour autrui.
«Abus»: consommation d'alcool de sorte à mettre en
danger le consommateur et ses proches. Ce mode se divise en trois
formes:
·
«Ivresse ponctuelle» : Consommation
très élevée mais périodique (comme par exemple chaque week-end). Cette
forme de consommation est la plus répandue chez les jeunes.
·
«Consommation d’alcool chronique»: Consommation élevée et régulière.
·
«Consommation d’alcool inadaptée à la situation»: Consommation
dans un contexte inadapté comme le travail, l’école, lors d’activités
sportives, de prise de médicament, lorsque l'on conduit ou pendant la
grossesse.
«Dépendance»:
Le mode de consommation est considéré comme relevant de la dépendance lorsque la personne :
· éprouve un désir irrépressible de boire,
. a de la difficulté à diminuer sa consommation,
. a besoin de plus en plus de verres pour être en état d'ébriété (tolérance),
· abandonne ses loisirs, activités et/ou relations pour aller boire,
· continue de prendre de l’alcool après avoir déjà rencontré des problèmes de santé liés à l'abus d'alcool,
· continue de prendre de l’alcool après avoir déjà
rencontré des problèmes au niveau de ses relations (famille, proches,
travail) liés à sa consommation d'alcool,
· ne se rend plus compte du nombre de verres absorbés,
· a des symptômes de manque lorsque sevré de l'alcool (sueurs, tremblements, ...).
Ces définitions sont notamment utilisées par l'OFSP (Office Fédéral de la Santé Publique).
«L'abstinence»:Pas de consommation d'alcool. Des études montrent qu'environ 15% des personnes en âge de consommer adpotent ce mode de consommation.
«Le mode de consommation peu problématique»: Consommation d'alcool basse, adapté à la situation, c'est-à-dire qu'elle n'entraîne pas de domange pour soi et pour autrui.
«Le mode de consommation problématique»: Le terme «consommation problématique» est utilisé lorsque l’alcool met en danger le consommateur et ses proches. Ce mode se divise en trois formes:
·
«Ivresse ponctuelle» : Consommation très élevée mais périodique (comme par exemple chaque week-end). Cette forme de consommation est la plus répandue chez les jeunes.
·
«Consommation d’alcool chronique»: Consommation élevée et régulière.
·
«Consommation d’alcool inadaptée à la situation»: Consommation dans un milieu inadapté comme: le travail, l’école, lors d’activités sportives, de prise de médicament, lorsque l'on conduit ou pendant la grossesse, consommation des enfants (moins de 16 ans).
«Le mode de consommation dépendant»:
· Lorsque l’on éprouve un désir irrepressible de boire.
. Lorsqu’il nous est difficile (voire «impossible») de diminuer sa consommation.
. Lorsqu'il faut de plus en plus de verrres pour être en état d'ébriété.
· Lors d’abandon de loisirs, d'activités ou de relations pour aller boire.
· Lorsque l’on continue de prendre de l’alcool alors que l’on a déjà rencontré des problèmes de santé liés à cette dernière.
· Lorsque l’on continue de prendre de l’alcool alors que l’on a déjà rencontré des problèmes au niveau de ses relations (famille, proches, travail) à cause de cette dernière.
· Lorsqu’on ne se rend plus compte du nombre de verres absorbés.
Ces définitions sont notamment utilisées par l'OFSP (Office fédéral de santé plublique)
"- Premièrement j'ai pu découvrir qu'un téléspectateur est confronté en moyenne à
une référence à l'alcool environ toutes les 16 minutes. Étant donné que le Suisse moyen regarde la télévision trois heures par jour, il verrait environ 12 références par jour.
- Deuxièmement je constate que
75% des émissions contiennent au moins une référence à l'alcool.
- Troisièmement en comparant le nombre de scènes de boisson contenant de l'alcool avec celui des scènes de boisson n'en contenant pas, j'ai trouvé que les boissons alcoolisées sont plus souvent présentes à l'écran que les boissons non-alcoolisées. En effet, j'ai pu compter
238 scènes contenant une référence à une boisson alcoolisée et 170 contenant une référence à une boisson non-alcoolisée.
Ces résultats posent de nombreuses questions. En effet, si nous considérons que la télévision est un des moyens que nous avons pour construire notre monde de valeurs et notre identité, nous comprenons qu'une vision répétée de consommation d'alcool peut avoir une répercussion sur notre manière de percevoir ce dernier. La chercheuse de l'OMS, Marjatta Montonen, soutient que: "The mass media's influence on the public perceptions, beliefs and behaviour is likely to occur through “cumulative exposure” over a long time "110. C'est ce terme de "cumulative" qu'il faut retenir.
Le fait de voir de l'alcool de manière répétée pendant une longue période de temps, toute une vie par exemple, pourrait avoir une influence sur notre mode de percevoir l'alcool et de le consommer.
D'autre part, au vu des statistiques consultées et des résultats obtenus dans des recherches antérieures, j'ai pu remarquer que
la présence de l'alcool à la télévision est de loin supérieure à la présence de l'alcool dans la société. En effet, si les boissons alcoolisées dominent sur le petit écran, dans la vie c’est le contraire. L'exagération du nombre de personnes qui boivent constitue une représentation biaisée de la réalité. Ce phénomène est à comparer avec la vision continue de violences à la télévision, qui a pour conséquence que
beaucoup de téléspectateurs assidus (heavy viewers)111 surestiment la fréquence des délits et des crimes dans leur environnement.
Si le nombre des références à l'alcool est élevé et peut avoir une influence sur notre attitude envers la substance, il est important de connaître de quelle manière l'alcool est représenté."
Alcool et fiction, analyse de contenu sur la représentation de l'alcool dans la fiction proposées par la Télévision Suisse romande, Mémoire de licence, Marion Forel sous la direction du Pr. Theo Mäusli, Université de la Suisse italienne, faculté des sciences de la communication, Lugano, 2001. (Mises en évidence réalisées par l'administrateur du site).
110 Montonen M., Montonen M.,
Alcohol and the media, World health Organization- Regional Office for Europe, Copenhagen, 1998, p. 104
111 Gerbner G, & all.,
The demonstration of power: Violence profile, Journal of Communication, Vol. 29, No. 3; 1979
L'ordonnance s’applique aux manifestations se déroulant dans des bâtiments et en plein air, au cours desquelles le
public est exposé à des sons produits ou amplifiés par électroacoustique, ou à des rayons laser.
Document résumé (378ko)
Son
La limite générale du niveau sonore moyen de la musique est maintenue
à
93 dB(A).
Il est possible,
14 jours minimum avant la manifestation, de
demander à l'autorité compétente une dérogation pour porter le niveau sonore admissible pour la musique à
96
dB(A), voire 100 dB(A) sous certaines conditions.
Qu'est-ce que le son? l'ouïe? Info en ligne (OFSP, office fédéral de la santé publique)
Laser:
Les installations de laser des classes 1M, 2M, 3R, 3B et 4 doivent respecter des
directives techniques et ne pas produire d'immissions nocives pour le public. Des conditions sont à remplir pour respecter ces points.
L’organisateur est tenu d’annoncer par écrit à l’autorité d’exécution, au moins
14 jours à l’avance, les manifestations utilisant des installations laser.
Autorités compétentes pour délivrer les autorisations:
Canton
Berne: Les préfets sont l'autorité compétente pour délivrer les autorisations. Information auprès de la police cantonale, 031 634 48 37.
Canton
Fribourg: Service de l'environnement, section bruit et rayonnement non ionisant, 026 305 37 60, à contacter pour information et pour obtenir le formulaire à remplir.
Canton
Genève: Gendarmerie, groupe transport et environnement, 022 307 91 11
Documents à disposition: Faites la fête, pas le bruit!, (278k) destiné aux utilisateurs de salles, pour que les invités et les riverains soient à la fête Les bruits de la fête,(372ko) destiné aux propriétaires de locaux où se déroulent des réunions et manifestations.
Canton du
Jura: Le service des arts et métiers et du travail vous orientera, 032 421 55 72
Canton de
Neuchâtel: Faire l'annonce 1 mois avant la manifestation:
Ville Neuchâtel: SSPI Service de salubrité et prévention incendie, tél. 032 717 75 80, SSPI.neuchatel@ne.ch
Ville de La Chaux-de-Fonds: SUE Service d’urbanisme et de l’environnement, tél. 032 967 63 91, SUE.environnement@ne.ch