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Lors de l’enquête HBSC (Health Behaviour in School-aged Children) 2006, menée auprès d’un échantillon représentatif d’élèves âgés de 11 à 15 ans, une série de questions portait sur leur satisfaction dans la vie et sur l’apparition de difficultés d'ordre psychique comme la tristesse, l’irritation, la nervosité, les difficultés à s’endormir, la fatigue, l’anxiété et la colère.L’Institut suisse de prévention de l’alcoolisme et autres toxicomanies (ISPA) a analysé dans quelle mesure les résultats étaient liés à la consommation d’alcool, de tabac et de cannabis.
Cette analyse montre que les jeunes qui sont peu ou moyennement satisfaits de leur vie et/ou qui déclarent souffrir d’au moins trois symptômes psychoaffectifs durables ont davantage tendance à consommer de l’alcool, du tabac ou du cannabis que ceux qui se sentent mieux. On peut penser par exemple que les jeunes souffrant de symptômes psychoaffectifs ont tendance à boire de l’alcool, à fumer ou à consommer du cannabis dans le but d’évacuer leurs soucis et leurs problèmes. Parallèlement, l’usage de substances psychoactives peut porter atteinte au bien-être.
L’interaction entre symptômes psychoaffectifs et consommation de ces substances est fréquente. Ainsi, une crise d’anxiété peut inciter un jeune à s’enivrer et, par là même, le conduire à se sentir encore plus mal.La détection précoce est donc au cœur de toute action de prévention. «Plus tôt on identifie un mal-être chez les enfants et les jeunes, mieux c’est», explique Michel Graf, directeur de l’ISPA. A cet égard, le rôle des parents, des enseignants et des autres personnes faisant partie du proche environnement des jeunes est crucial. L’étude montre par ailleurs combien il est important de s’interroger sur les motivations liées à une consommation de substances psychoactives.
Communiqué de presse.
A propos de la Journée Nationale Alcool.
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